LE BAS   Jacques Philippe
(1707-1783)

Le nom de Le Bas se rencontre à chaque pas et dans tous les domaines, quand on étudie la gravure du XVIlIe siècle. Ce n'est certes pas le plus grand graveur de son temps, mais c'est sans conteste le plus grand producteur d'estampes et le plus habile faiseur d'élèves. Fort actif, toujours pressé d'argent, il avait un atelier nombreux, où vinrent se former quantité d'excellents artistes, tels que Aliamet, Cochin le fils , Eisen, Ficquet, Gaucher, Helman, Le Mire, de Longueil, Moreau le jeune et bien d'autres, jusqu'à des étrangers comme Strange et Ryland. Dans cette véritable fabrique de gravures, on pratiquait souvent la division du travail, les uns se bornant à préparer à l'eau-forte les planches que les autres terminaient au burin; Le Bas retouchait et signait.
«Mon camarade, écrit Cochin à Desfriches à propos des Ports de mer gravés par Le Bas et par lui-même d'après Vernet, mon camarade, comme vous me le marquez, s'était un peu discrédité auprès du public. Ce n'est pas que le drôle n'ait les plus grands talents, mais il courait après l'argent et voulait le gagner à son aise...»; Cochin le sermonna et obtint qu'il soignât un peu mieux son travail. Caractère vif, brusque et original, brave homme, aimant la vie facile pour soi et pour les autres, conservant une parfaite égalité d'humeur jusqu'à la fin de sa vie, malgré les soucis matériels et les déboires qui l'assaillirent après la mort de sa femme, l'aimable et bonne Élisabeth Duret, qu'il avait épousée en 1733, Le Bas est une figure de premier plan dans l'histoire de la gravure du XVIIIe siècle, et, quand on fait le bilan de son oeuvre, si l'on ne peut se dispenser de formuler des réserves sur la valeur de certaines estampes, on est bien loin de souscrire aux violentes critiques dont l'a poursuivi Diderot. Il avait du goût, écrit Lévesque dans le Dictionnaire des arts de Watelet, «une touche piquante et spirituelle, qui donnait de la vie et de la grâce même à des travaux médiocrement préparés».
Il était né à Paris le 8 juillet 1707 et avait été l'élève de N. H. Tardieu. Vite débrouillé, il commença par graver Watteau pour le Recueil jullienne et les Italiens pour le Recueil Crozat. Agréé le 29 octobre 1735, il présenta ses morceaux de réception le 30 décembre 1741: l'Académie le refusa «pour vice de médiocrité». Le Bas ayant donné pour excuse qu'il avait travaillé dans un genre qui n'était pas le sien
(le portrait), on lui accorda de graver deux planches d'après Lancret, et, à la suite d'un nouvel agrément (27 janvier 1742), il fut reçu le 23 février 1743, sur une Conversation galante, qui est certainement une des meilleures estampes d'après cet élève de Watteau.
Son oeuvre considérable comprend à peu près tout ce qui se gravait de son temps. On y trouve des suites et des recueils nombreux et variés, comme les Cris de Paris, avec Ravenet, d'après Boucher, une Suite de chiens d'après Desportes, un Recueil de divers animaux de chasse d'après Oudry, des cahiers de paysages, d'études pour l'enseignement du dessin etc.; il a collaboré aux Batailles de la Chine, aux Fêtes données à Louis XV à Strasbourg en 1742, à celles du voyage de Louis XV au Havre en 1749, et, avec Cochin, aux Ports de France de Vernet. On y trouve aussi des illustrations, parfois gravées d'après ses propres dessins. On y trouve enfin quantité d'estampes séparées, souvent de vastes dimensions, reproduisant non seulement ses contemporains, Watteau (la Gamme d' amour, l' Assemblée galante, l'Ile enchantée, etc.), Lancret (Conversation galante,  l' Hiver , le Repas italien), Chardin (le Négligé ou la Toilette du matin, l'Étude du dessin, Le Paon (la Revue de la Maison du Roi au Trou d'Enfer, sur une eau-forte de Moreau), Natoire, Ch. CoypeI, Boucher, Oudry, Le Prince, Eisen, Carle Vanloo, Greuze, etc., mais aussi des maîtres anciens, français ou étrangers, en particulier des Flamands et des Hollandais qui occupent une place considérable dans son oeuvre: Claude Lorrain, Teniers (son peintre de prédilection), Berchem, Wouverman, etc.
Le Bas mourut à Paris le 14 avril 1783, après avoir eu ses dernières années tourmentées par l'entreprise manquée (pour lui, du moins) des Figures de l'histoire de France, d'après Moreau le jeune.


Mlle Dangeville
Mlle d'Angeville la jeune, représentée en Thalie avec des Génies habillés de différents
habits comiques.

Pater pinxit.    J.-P. Lebas sculp.
Se vend à Paris chez Laporte, peintre...
et chez L. Surugue...
(1733 ?).
H. 0,420 x L. 0,570.

Marie-Anne Botot, dite Mlle Dangeville la jeune, pour la distinguer d'une autre actrice du Théâtre-Français du même nom, était fille d'un acteur et nièce de l'actrice Mlle Desmares. Elle débuta en 1722, dans une pièce de Th. Corneille, l'Inconnu, prit sa retraite en 1763 et mourut trente ans plus tard, en 1796.
Elle était, dit le poète Dorat,
Piquante sans apprêts et vive sans grimace.
La peinture est aujourd'hui dans une collection aux États-Unis.
On connaît trois états de la planche. Dans le 3e, l'actrice porte au cou un ruban.


Environs de Beauvais.
Vue des environs de Beauvais...  
F. Boucher pinxit.   Jacq. Ph. Le Bas, sculp. 1744.
 H. 0,324 x L. 0,435.

La planche est signalée sur le catalogue des œuvres de Le Bas (avec les prix), publié par le Mercure de 1749.
Le tableau qui figura au Salon de 1742, est dit « tiré du bureau de M. le Noir ».
Boucher paysagiste est moins connu que Boucher peintre d'Amours et de nudités. Cependant il est à remarquer que, dans son portrait du Louvre, Boucher s'est représenté peignant un paysage.
La planche est dédiée à « Monsieur le Febvre, intendant et contrôleur général des affaires de la Chambre et menus Plaisirs », c'est-à-dire très probablement à Philippe III Lefèvre, fils de Philippe II Lefèvre chez qui mourut Watteau à Nogent.


 Ancien port de Messine

Ancien port de Messine
 
Cl. Lorrain p.  J. P. Le Bas sc. (1768)
H. 0,439 x L. 0,600

La peinture fut faite à Rome, en 1639, pour le pape Urbain VIII. Quand elle fut gravée, elle faisait partie de la Galerie du Luxembourg. Elle est aujourd'hui au Louvre sous le titre de: Un port de mer au soleil couchant (Catalogue Brière, 313).
La planche est dédiée au roi de Danemark Christian VII, ce qui peut dater la publication de 1768, année du voyage de ce souverain à Paris.

 


Paysage d'Extrême-Orient.
La levée du siège de la Rivière Noire.   
Joseph Castilhoni Soc.   Jesu delin. 1765.  C. N. Cochin direxit.   J. P.  Le Bas sculp. 1771.
H. 0,520 x L. 0,904.

Cette estampe fait partie de la série des Victoires aux campagnes de Dzoungarie et du Turkestatt que, par décret du 13 juillet 1765, l'empereur de Chine Kièn Lung ordonna de graver en taille douce. Les dessins furent envoyés à Paris accompagnés de la recommandation expresse de les retourner en Chine avec les cuivres gravés et avec un cent d'épreuves tirées par sujet. Le travail d'exécution dura dix ans. Comme seuls quelques rares exemplaires purent rester à Paris, afin de satisfaire la curiosité du public on donna de cette suite une édition réduite, gravée par Helman (1786). En Chine, il y eut des tirages faits au XVIIIe et au XIXe siècle.
Les dessins originaux, lavés à l'encre de Chine, étaient la reproduction de peintures qui ornaient le palais impérial à Pékin. Il semble qu'aujourd'hui il ne subsiste plus rien ni des unes ni des autres. Les sujets ont été identifiés à l'aide des poèmes composés par l'empereur Kièn Lung (Voir l'étude de M. Pelliot, T'oung-Pao, 1921).
L'auteur du dessin de la planche ici reproduite, le Jésuite Joseph Castiglione, était un Italien attaché à la mission portugaise de Pékin; ce fut le meilleur des peintres européens de la Chine du XVIIIe siècle.


Retour à la ferme.
Le retour à la ferme.  
Peint par N. Berchem.   Gravé à l'eau-forte par Weysbrod et terminé au burin par J. P. Le Bas, en 1775.
H. 0,435 x L. 0,640.   
Épreuve avant la lettre.

Au XVlIle siècle, ce tableau passa des collections de la comtesse de Verrue dans celles de Gaignat, puis de Louis XVI. Il est aujourd'hui au Louvre sous le titre de Paysage et animaux (Cat. Villot, n° 22).
La planche est dédiée au duc de Cossé, celui très probablement qui est connu pour sa liaison avec Mme du Barry. C'est une des meilleures de l'œuvre de Le Bas, quoique faite au temps de la vieillesse de cet artiste. Peut-être l'eau-forte du très habile Weisbrod n'est-elle pas étrangère à son éclat ?


Conversation galante
Gravé par Jacques-Philippe Le Bas.
H. 0,336 x 0,270.
E. Bocher, Lancret, n° 20.

Annoncée au Mercure de mars 1743 et exposée au Salon de cette année, cette estampe est, d'après l'inscription même gravée sur la pièce, le morceau présenté par Le Bas pour sa réception à l'Académie, le 23 février 1743. Agréé en 1735, il avait d'abord exécuté, après quelques délais, les deux portraits d'usage, que l'Académie refusa (30 décembre 1741). Déchu de son titre d'agréé, il écrivit à la Compagnie qu'il avait été obligé de travailler dans un genre qui n'était pas le sien et qu'il se flattait de lui donner satisfaction, s'il était autorisé à se représenter avec des planches dont le sujet répondît à sa manière habituelle. On le chargea de graver deux tableaux de Lancret représentant des Conversations galantes dans un parc, et il fut reçu sur la première de ces estampes, celle que nous reproduisons et dont la peinture originale est aujourd'hui conservée à la Galerie Wallace, à Londres.
C'est un morceau extrêmement brillant et tout à fait révélateur du talent de ce très adroit et trop facile artiste, qui interpréta un peu tous les peintres du XVIIIe siècle, sans parler de nombreux Flamands et Hollandais, et dont l'atelier fut une véritable pépinière de graveurs, en même temps qu'une entreprise de gravure.
Il y a donc une part d'exagération dans le juge- ment de Diderot qui accusera Le Bas, lors du Salon de 1765, d'avoir « porté le coup mortel à la bonne gravure », en abusant d'une manière séduisante « que tous les jeunes élèves se sont efforcés d'imiter inutilement ». Un homme qui, en dehors de son œuvre considérable, compte des élèves comme Cochin le fils, Moreau le jeune et N. de Launay, pour ne pas en citer dix autres, a de quoi se défendre devant la postérité. Toutefois, il n'en faut pas moins reconnaître que Le Bas, pourtant formé dans l'atelier de N.-H. Tardieu, abandonna la « bonne gravure » de ses débuts pour adopter bientôt, à cause de ses incessants besoins d'argent, une manière expéditive, toujours agréable sans doute, mais parfois extrêmement superficielle et lâchée.


Les Quatre Saisons: l'Hiver.
Gravé par Jacques-Philippe Le Bas.
H. 0,381 x L. 0,328.
E. Bouher, Lancret, n° 40.

Les trois autres compositions de cette suite estimée ont été gravées, le Printemps par B. Audran, l'Été par G. Scotin, l'Automne par N.-H. Tardieu; elles représentent des scènes de plein air: troupe de dénicheurs de moineaux, bain de jeunes femmes dans une rivière, danse et conversation galante dans un parc.
Ici, au contraire, c'est un intérieur, un coin de salon où la compagnie fait (une reprise d'ombre) pour se reposer des fatigues du bal. Avec son décor exact, et qui, bien qu'un peu sacrifié, n'est pas sans donner un avant-goût des intérieurs de J.-f. de Troy, de Baudouin et de Moreau le jeune, avec ses personnages groupés dans une mise en page originale, cette composition, du reste brillamment gravée et la meilleure pièce de toute la suite, -relève au premier chef de ce genre de tableaux de mœurs, encore assez rares à l'époque, qui tirent leur agrément et leur intérêt moins de la fantaisie de l'artiste que d'une spirituelle interprétation de la vie courante.


L'Étude du dessin.

Gravé par Jacques-Philippe
Le Bas.
H. 0,253 x L. 0,312.

L'épreuve que nous avons eue à notre disposition était coupée au-dessus du titre. E. Bocher, Chardin, n° 18; J. Guiffrey, n° 252.
La peinture; datée de 1747, figura au Salon de l'année suivante. Chardin en donna une réplique en 1753, qui fut exposée au Salon de cette année: «un Dessinateur d'après le Mercure de M. Pigalle».
C'est d'après cette réplique de 1753 que la gravure fut exécutée; Le Bas l'exposa au Salon de 1757.


Gaigne-petit.  
« Des Noisettes au litron ».
Gravé d'après F. Boucher, par Simon-François Ravenet
et par Jacques-Philippe Le Bas.
Dimensions respectives: H. 0,248 x L. 0,172 ; H. 0,250 x L. 0, 169.

Le Mercure de mai 1737 publie une longue annonce d'estampes éditées par
G. Huquier, au nombre desquelles sont « les Cris de Paris, par Fran, Boucher, gravés par Le Bas et Ravenet; 12 pièces en hauteur, figures debout, hommes et femmes, savoir : Rémouleur ou Gagne-petit, comme dit le titre de la pièce J, Raccommodeur de soufflets, de seaux et de parapluie..' Vendeuse de noisettes au litron, Vendeur de balais, Charbonnier, Ramoneur, Crémière, Vendeur de gâteaux et talmouses, Chaudronnier, Vendeuse de raves, Vinaigrier, Laitière »,
Coïncidence singulière, cette suite de douze pièces d'après des types populaires, gravées par Le Bas et Ravenet, sans doute fort vite et, du reste, fort médiocrement, paraît quelques mois avant une première série de douze pièces du même genre, gravées par Caylus d'après Bouchardon et publiées par Fessard après retouche des planches. Connaissant l'habileté commerciale de
G, Huquier, il n'est pas défendu de voir dans cette rencontre le résultat d'une rivalité d'éditeurs.
Les cuivres des douze planches des Cris de Paris d'après Boucher faisaient encore partie du fonds Huquier lors de la vente de ce fonds, après le décès du graveur-éditeur, en 1772.

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